La Haute-Loire Paysanne 02 août 2013 à 08h00 | Par Véronique GRUBER

Cultures fourragères - Produire des protéagineux en Haute-Loire, c’est possible !

La plateforme d’essais conduite sur le thème des sources de protéines a ouvert ses portes aux agriculteurs le 25 juillet.

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Les agriculteurs sont venus nombreux pour observer le comportement des cultures implantées et pour prendre note des premières analyses livrées par les techniciens de la Chambre d’agriculture.
Les agriculteurs sont venus nombreux pour observer le comportement des cultures implantées et pour prendre note des premières analyses livrées par les techniciens de la Chambre d’agriculture. - © HLP

Le 25 juillet, la Chambre d’Agriculture, en partenariat avec l’association Céréales Montagne et Haute-Loire Conseil Elevage, organisait une visite de la plateforme d’essais de légumineuses et de protéagineux installée à Saint-Paulien, sur les terres du Gaec des Calards à 850 m d’altitude.
Ces essais mis en place ce printemps testent la culture de protéagineux (pois, lupin, féverole) et d’oléaginaux (soja) qui seront par la suite récoltées en graines ainsi que des fourragères orientées sur les sources de protéines (avoine, ray-grass, pois fourrager, vesce, trèfles en association).
Patrice Mounier, conseiller à la chambre d’agriculture, précise les objectifs de ces essais : «Ces essais montrent qu’il est possible de produire des protéines en Haute-Loire. Nous avons par ailleurs analysé les coûts de production à la tonne de protéine pour chaque bande».

Des récoltes à analyser
Le 25 juillet, les techniciens Chambre d’agriculture ont présenté les moyennes en terme de rendements et de coûts. Une fois la récolte de la plateforme effectuée, les techniciens réaliseront une analyse plus fine des rendements et de la valeur alimentaire pour chacun des essais. «Lorsque les récoltes seront réalisées, nous pourrons donner la quantité précise de protéines qui a été produite sur chacun des essais. Nous serons également en mesure de donner un coût à la tonne de protéine produite» explique Patrice Mounier.
Produire ses propres protéines présente un gros avantage pour les agriculteurs ; il permet en effet de limiter le recours aux achats de tourteaux et de réduire l’impact de la hausse des coûts des matières premières sur la trésorerie des exploitations.
Rappelons que l’apport en protéines est fondamental et a une influence directe sur le niveau de production des animaux (en lait comme en viande).

Fourrages : récolter au bon stade
Suite à ces essais, les éleveurs pourront se lancer eux-mêmes dans la production de protéagineux pour les graines. Et pour obtenir de meilleurs fourrages, les techniciens conseillent d’opter pour des espèces de légumineuses riches en protéines (luzerne, trèfle, vesce, pois fourrager...) et surtout de récolter au bon stade, c’est-à-dire suffisamment tôt pour obtenir davantage de protéines.


Véronique Gruber

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