La Haute-Loire Paysanne 29 mars 2012 à 16h41 | Par S.Marion

Crédit Agricole Loire Haute-Loire - La caisse régionale "armée" avec des "fondamentaux solides"

La Caisse de Crédit Agricole Loire Haute-Loire a tenu son assemblée générale le 16 mars dans la Loire. L'occasion pour les responsables de faire le oint sur l'activité et les résultats 2011.

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De gauche à droite : Gérard Ouvrier-Buffet directeur général, Jean-Michel Forest président, Pierre Vallayer Directeur financier des risques.
De gauche à droite : Gérard Ouvrier-Buffet directeur général, Jean-Michel Forest président, Pierre Vallayer Directeur financier des risques. - © HLP

La veille de l’assemblée générale qui se tenait le 16 mars dans la Loire, les responsables de la Caisse régionale de Crédit Agricole Loire Haute-Loire réunissaient la presse pour présenter les comptes de l’année 2011.
En préambule, le président Jean-Michel Forest agriculteur à Bully dans la Loire insistait sur l’intérêt d’une banque régionale coopérative, et ce d’autant plus dans l’ambiance morose actuelle du secteur bancaire. Et parmi les atouts du Crédit Agricole, il mettait en avant le lien avec le territoire, la politique d’entreprise avec une vision à long terme et la mise en réserve des résultats ce qui constitue un bon niveau de fonds propres et permet de conduire des actions d’accompagnement.

«Une dynamique de conquête»
Le Crédit Agricole Loire Haute-Loire se positionne comme «le premier partenaire financier de l’économie locale», avec 32,5 % de parts de marché crédits à fin 2011. Pierre Vallayer directeur financier des risques explique : «Malgré la crise, notre encours de crédits a encore augmenté de 7,2 % sur 1 an (6,9 milliards d’€), dont + 7,7 % pour les crédits à l’habitat, + 4,7 % pour les crédits de trésorerie, et + 6,2 % pour les crédits aux entreprises. Le Crédit Agricole montre aussi une progression significative de sa collecte  avec + 5,3 % d’encours (10,7 milliards d’€).
Le Directeur général Gérard Ouvrier-Buffet précise que les demandes des clients se sont modifiées. Ils se tournent davantage vers des produits sécurisés type livrets A et dépots à terme. «Plus de 150 000 livrets A ont été ouverts en moins de 3 ans ; l’assurance vie a progressé de 3,3 %…».
En terme de services, le Crédit Agricole affiche également un bilan positif avec «plus de 21 000 nouvelles entrées en relations (NDLR : nouveaux clients) pour arriver à 481 000 clients fin 2011 soit 1 habitant sur 2 sur la zone, et même 3 sur 4 en Haute-Loire (environ 150 000 clients)». Son dispositif commercial s’étoffe avec 138 points de vente et un réseau spécialisé (agence entreprises, agence développement territorial, banque privée). Enfin l’activité banque-assurance continue, elle-aussi, d’aller de l’avant. Ces résultats font dire au président que «le Crédit Agricole est dans une dynamique de conquête».

Résultat net : + 3 %
Pour 2011, on note également une «bonne tenue» des résultats financiers. Le Produit Net Bancaire progresse de + 1,4 %. La politique de placements de fonds propres prudente voire sur la défensive, dans un contexte volatile, a contribué à la progression de + 9,2 % de la marge sur activité.
Les charges de fonctionnement sont restées «sous contrôle» avec + 2,6 %. Le directeur insiste sur le poste  des charges salariales. Le Crédit Agricole a en effet vécu un renouvellement massif de collaborateurs avec 60 recrutements en CDI en 2011 soit le renouvellement de tous les départs. Sur les deux départements, la Caisse compte 1300 CDI, «le même effectif depuis 10 ans». Gérard Ouvrier-Buffet met en avant les valeurs de l’entreprise qui se ressentent à travers des choix sociaux : «6 % de la masse salariale est consacré à la formation soit 7 300 jours de formation, les effectifs comptent plus de 6 % de travailleurs porteurs de handicaps, presque tous les recrutements sont issus de l’apprentissage».
Si le coût du risque s’inscrit en hausse de + 35,2 %, le taux de créances doûteuses est à son niveau le plus bas depuis 2009 à 2,42 % avec un taux de couverture qui s’élève à 72,9 %.
M. Vallayer en termine avec le Résultat Net Social qui ressort à 71,1 millions d’euros en progression de + 3 % et le Résultat Net Consolidé (avec LOCAM filiale du Groupe Loire Haute-Loire dont le métier est la finance spécialisée) à 91 millions d’euros soit + 2,3 %.
MM. Ouvrier-Buffet et Vallayer insistent sur les «fondamentaux solides» de la Caisse Loire Haute-Loire : ses fonds propres, la solidoité de ses résultats, la capacité de la caisse à prêter sur son territoire en s’appuyant sur sa collecte, son développement équilibré : des «atouts qui permettent à la Caisse d’exercer pleinement son métier, dans la continuité».

«En ordre de marche»
Le président revient sur ce bilan en rappelant que sur un plan économique «on continue de prêter» et le Crédit Agricole est partenaire de nombreuses associations. En 2011, ces aides ont représenté 1 million d’euros. Dans ce cadre, 48 actions ont été conduites en 2011. Il citera des engagements pour la rénovation de la Vierge du Puy, ou le Prieuré d’Ambierle,  pour la scénographie dans le projet Camino ou encore pour la création de la Fondation de l’Université de St Etienne.
Sur le plan social, le Président précise qu’au Crédit Agricole «tous les départs sont renouvelés», et insiste sur les actions menées en faveur du travail pour les personnes porteuses de handicap et sur la mise en place de Solidarité Passerelle, structure spécialisée créée en 2006 pour accompagner les personnes accidentées de la vie.
C’est donc avec optimisme que le président appréhende l’avenir : «l’entreprise est en ordre de marche. On a gardé notre proximité. Maintenant on va essayer de gagner encore de la confiance».

Zoom sur…

Pour répondre à notre question sur le secteur agricole, le président Jean-Michel Forest ne mentionne «pas de gros soucis». Malgré la sécheresse de 2011, avec des cours des produits agricoles qui se sont maintenus, les agriculteurs ont pu faire face aux achats de fourrages. Et parce que «nous restons vigilants, et proposons des accompagnements», le Crédit Agricole n’a pas noté de «gros dérapages».
Les difficultés sont plutôt apparues en 2009-2010. Les responsables de la Caisse ajoutent qu’«il n’y a pas plus d’agriculteurs en difficultés cette année, mais que ceux qui sont en difficultés le sont de plus en plus».

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