La Haute-Loire Paysanne 15 mars 2017 à 08h00 | Par VÉRONIQUE GRUBER

Convaincre que l’agriculture est une chance pour notre pays

INTERVENTION : L’invité national du congrès de la FDSEA, Henri Bies-Péré, en charge des territoires à la FNSEA, présente les grandes propositions de la FNSEA, qui regarde vers l’avenir.

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Henri Bies-Péré au côté de Thierry Cubizolles, secrétaire général FDSEA et de Yannick Fialip, président FDSEA.
Henri Bies-Péré au côté de Thierry Cubizolles, secrétaire général FDSEA et de Yannick Fialip, président FDSEA. - © HLP

Avec le deces brutal de Xavier Beulin, la FNSEA a perdu son capitaine. «Mais le navire FNSEA n’a pas perdu la tete. Christiane Lambert a repris le flambeau (Ndlr : par interim) et elle a tout autant la carrure pour diriger la FNSEA dont le conseil electif se tiendra le 13 avril» a indique Henri Bies-Pere au congres de la FDSEA de Haute-Loire le 14 mars dernier.

Une FDSEA
a la manoeuvre
Ce responsable de la FNSEA, agriculteur installe en Gaec dans les Pyrenees atlantiques, a salue le travail conduit par la FDSEA. «Ici, je suis face a une FDSEA a la manoeuvre, a l’image de la FNSEA. Tout ce travail est possible grace a l’implication des equipes devouees ; comme l’a demontre Thierry Cubizolles dans son rapport d’activites, l’echelon de proximite est un maillon essentiel pour notre reseau».
Henri Bies-pere a salue la cohesion qui regne entre les organisations professionnelles de Haute-Loire : «Tout le monde travaille ensemble, les dossiers sont portes et la qualite des prestations de la federation est reconnue par l’administration, la Region, les deputes et senateurs presents a ce congres». «Dans un contexte de crise economique, agricole, sanitaire et meme climatique (selon les lieux), l’annee 2016 a ete catastrophique. A cette morosite ambiante, s’ajoute une crise de confiance sur le travail des agriculteurs. Ce doute permanent d’une societe rajoute au mal-etre des agriculteurs. De surcroit, ces crises sont courronnees par l’attitude d’un ministre qui ne nous defend pas et ne nous entend pas !».
A cette situation, le responsable de la FNSEA ajoute
«une politique agricole française uniquement axee sur le bio et une agriculture ecolo-militante. A present, la complexite a pris le pas sur l’economie ; les prix des produits agricoles ont baisse et en face nous n’avons pas d’outils de gestion...». Quant aux GMS, «4 acheteurs nationaux ont la main sur l’agro- alimentaire français, cela ne pourra pas durer ; ceci est aussi le resultat des erreurs du gouvernement français».

Tout ceci a fini par atteindre le moral des agriculteurs.
Dans ce contexte de crise, l’action de la FNSEA s’est declinee autour de 3 axes : l’urgence (fonds alloues pour le FAC, reduction cotisations MSA, ATR...) ; les prix-charges- normes ; l’avenir.

«En matiere de prix, il nous faut maintenant reconstruire des relations pour repartir la valeur ajoutee tout au long de la chaine». «On a abtenu de la loi Sapin une prise en compte des couts de production des agriculteurs dans la fixation du prix a la distribution lors des negociations; or, la grande distribution n’a pas tenu compte de cette nouvelle loi. Il faudra donc revoir la LME, cela fait d’ailleurs partie des demandes de la FNSEA au futur president de la Republique. Sur l’agriculture de proximite, nous avons obtenu l’etiquetage des produits français et la possibilite d’experimenter l’etiquetage des produits transformes quand ils sont a base de produits français, on verra si le consommateur ira jusqu’au bout de sa demarche».

Quant a l’exportation, qui demeure un secteur important pour l’agriculture (1 agriculteur sur 2 produit pour l’export), «c’est un volet qui doit beneficier d’un accompagnement de l’Etat».


Espace d’action : l’Europe

Quant a l’avenir, l’espace d’action de la FNSEA c’est l’Europe, «c’est elle qui doit garantir la libre circulation, un environnement financier, juridique, social et equitable pour l’ensemble des agriculteurs de toute l’UE».

La FNSEA demande «mieux d’Europe» et fait les propositions suivantes : refonder la gouvernance (rapprocher les elus europeens des citoyens) ; la possibilite de travailler a la carte entre petits groupes de pays ; refonder les orientations strategiques de la PAC (la prochaine reforme devrait etre reportee apres 2020); un vrai budget pour l’agriculture ; un accompagnement adapte pour l’agriculture (maintien des DPB, du couplage pour un certain nombre de productions, des compensations de handicaps) ; faire confiance a un systeme public-prive pour un systeme assurantiel.

Pour reussir ce projet, la FNSEA fait appel a la force de son reseau pour «convaincre (elus, decideurs europeens et tous les acteurs de la societe) que l’agriculture est une chance pour notre pays, notre economie et la qualite de ce territoire. Votre action locale de proximite est precieuse pour relayer cette ambition».

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