La Haute-Loire Paysanne 03 avril 2019 à 14h00 | Par Véronique Gruber

Communiquer sur les atouts de l’atelier veau pour attirer de nouveaux producteurs

La coopérative et l’association pour la promotion et la production du Veau des Monts du Velay-Forez étaient en assemblée générale le 29 mars au Puy-en-Velay. En 2018, 4800 veaux ont été commercialisés par cette filière.

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La filière veaux des Monts du Velay-Forez était en assemblée générale le 29 mars au Puy.
La filière veaux des Monts du Velay-Forez était en assemblée générale le 29 mars au Puy. - © HLP

Sur l’exercice 2017/2018, environ 270 producteurs adhérents à la coopérative des veaux des Monts du Velay-Forez localisés dans 7 départements (Haute-Loire, Loire, Ardèche, Rhône, Puy-de-Dôme, Cantal et Lozère) ont produit 4 766 veaux commercialisés sous la marque “Veaux des Monts du Velay-Forez” et sous Label Rouge “Le Vedelou”.  Le nombre de veaux est en légère diminution : - 362 veaux commercialisés par rapport à l’exercice précédent. Une évolution que le président de la coopérative, Eric Planchette, explique par quelques départs à la retraite de producteurs et surtout par la démission d’une vingtaine d’adhérents qui souhaitaient se lancer dans la production de veaux bio.
«Afin d’anticiper ces démissions, nous avions envisagé d’ouvrir une filière bio au sein de la coopérative. Cependant, nous nous sommes rendus compte que les veaux bio étaient moins bien valorisés et donc moins rémunérateurs pour les éleveurs que le Label Rouge. C’est pourquoi, nous avons décidé de ne pas ouvrir de filière bio au sein de notre structure» a expliqué Eric Planchette.
Le poids moyen carcasse des veaux est stable avec 136,31kg tout comme le prix moyen qui atteint 6,79€/kg.
La qualité et la régularité de la production sont toujours au coeur des préoccupations de la coopérative.


Qualité et régularité de production
Si «une majorité d’éleveurs fait des efforts pour la qualité, les quelques éleveurs qui la négligent empêchent le prix moyen d’être plus conséquent» a indiqué Dominique Peyrard lors de la lecture du rapport d’activité.  «Sur les 4 800 veaux produits, si on retirait 350 veaux de moins bonne qualité, on ferait remonter la moyenne des prix de 0,45€/kg» remarque Eric Planchette. Et pour inciter les producteurs qui n’ont pas encore une maîtrise suffisante de la production, les techniciens de la  coopérative proposeront des formations. «Pas de rentabilité de l’atelier veau si l’on ne produit pas du veau clair !» ajoute le président Planchette.
Afin de répondre à la demande de sa clientèle aval, la coopérative insiste sur la nécessité de fournir une production régulière sur l’année, en limitant la production sur la période estivale. Pour inciter les éleveurs à répondre à cette exigence, le règlement intérieur récemment mis à jour de la coopérative, prévoit de donner la priorité, pour la commercialisation des veaux en période à flux tendus, au coopérateur qui respecte ses engagements en terme d’apports sur trois exercices.
Pour gagner en productivité et en efficacité, la coopérative a investi dans un nouveau logiciel et du nouveau matériel pour ses techniciens ; des outils qui devraient être opérationnels d’ici quelques semaines.


Le Vedelou : reconnu produit haut de gamme
Le veau Label Rouge “Le Vedelou”   remporte un vif succès auprès des opérateurs aval. «Notre veau est reconnu comme un produit de qualité haut de gamme, ce qui nous ouvre des portes dans la restauration étoilée et chez les bouchers renommés» ont indiqué les responsables de la coopérative. Ce succès pousse la coopérative à recruter de nouveaux producteurs, si possible spécialisés.
L’association pour la promotion et la production du veau des Monts du Velay-Forez, qui gère le Label Rouge “Le Vedelou” et les marques “Veaux des Monts du velay et Forez” et “Veau de nos paysans” fête ses 30 ans cette année.
Cette structure sert 60 clients en Label Rouge à partir des abattoirs de Charlieu (Sarl Geay Viandes), de La Talaudière (Sas Viandes Limousin Forez) et de Polignac (Sas Vigouroux).
Le Vedelou, un veau nourri uniquement au lait entier naturel - au biberon ou sous la mère-, est très précieux pour la coopérative comme pour l’association. «Ce signe officiel nous permet de nous distinguer des autres filières veaux et surtout du veau standard ou industriel»” a souligné Eric Planchette.


Un atelier économiquement rentable
Et pour pérenniser et développer la filière, les producteurs ont été invités à continuer à produire des veaux de qualité (autant en couleur de viande, qu’en conformation, qu’en état d’engraissement) et de manière régulière sur l’année.
Pour répondre à une demande dynamique de la part de l’aval, la coopérative devra aussi accueillir de nouveaux producteurs dans ses rangs. Pour ce faire, elle a demandé à Cerfrance Haute-Loire de fournir des données chiffrées sur la production de veau et ainsi démontrer que cette production peut être économiquement rentable, quel que soit le système (spécialisé en veaux, systèmes mixtes - veaux et broutards et veaux et lait, et investissement dans un bâtiment adapté). Le 29 mars, Estelle Naud a présenté les principaux chiffres de 4 systèmes de production.

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