La Haute-Loire Paysanne 01 février 2017 à 08h00 | Par Suzanne MARION

Chiffres 2016 : À chaque exploitation d’actionner les bons leviers, pour trouver sa voie

Cerfrance Haute-Loire organisait, le 26 janvier dernier au Puy, un café-conférence sur les références économiques agricoles départementales.

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La présentation des chiffres 2016 de l’agriculture a eu lieu au Puy-en-Velay, le 26 janvier.
La présentation des chiffres 2016 de l’agriculture a eu lieu au Puy-en-Velay, le 26 janvier. - © HLP

De l’avis de tous, l’année 2016 a été marquée par la crise dans le monde agricole, et ce, toutes productions confondues. Cerfrance Alliance Massif central a, comme chaque année, fait une analyse approfondie des résultats économiques des exploitations de son secteur, pour chaque production. Cette étude est rendue publique dans chaque département. Pour la Haute-Loire, la conférence avait lieu ce jeudi 26 janvier à La Providence au Puy-en-Velay, et la faible participation avait sans doute en partie pour origine des conditions climatiques hivernales et des routes enneigées.
Nathalie Velay chargée d’étude à l’Atelier de Veille économique pour Cerfrance Alliance Massif-Central et Céline Vialle conseillère de gestion à Cerfrance Haute-Loire ont présenté les grandes lignes de cette étude. À partir des résultats 2016 sur les exploitations en lait, en viande bovine et en viande ovine, les productions les plus représentées en Haute-Loire, les 2 animatrices de la réunion ont mis en avant des tendances. Ainsi, on notera que malgré la crise et donc la baisse significative du chiffre d’affaires sur les entreprises agricoles, les résultats ont toutefois été «moins pires que ne le laissait entrevoir la situation». En effet, plusieurs éléments ont servi
d’«amortisseurs» comme l’ont souligné Yannick Fialip président de la FDSEA43 ou encore Hubert Goglins directeur départemental des territoires. Les aides conjoncturelles, les économies de charges, la revalorisation de la PAC et l’augmentation des stocks sur les fermes, ont contribué à maintenir un revenu similaire à 2015.
Néanmoins, l’étude a pointé du doigt des adaptations à envisager pour chaque agriculteur afin de consolider son entreprise. Optimiser ses charges, produire plus, diversifier, choisir des circuits courts, se regrouper… sont autant de stratégies qu’il convient d’étudier pour chaque cas. Et ce en tenant compte des attentes des filières, de la compétitivité de l’entreprise aujourd’hui mais aussi demain, des attentes sociétales ou encore de la dynamique du territoire. «L’agriculteur qui reste au coeur de son système» n’est néanmoins pas tout seul et doit composer avec la sphère qui l’entourre et les acteurs avec lesquels il travaille.
La conclusion de ces travaux revenait au directeur qui rappelait l’objectif de cette étude, à savoir «faire réfléchir sur ce qu’on a vécu et trouver la voie pour son exploitation», parce qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise voie, il faut trouver la sienne.


Suzanne Marion

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