La Haute-Loire Paysanne 29 mars 2017 à 08h00 | Par Suzanne MARION

Carton plein pour Juvamine Miss 2017, challenge précocité, meilleure mamelle

La fête était réussie dimanche 26 mars à St Paulien pour la 20ème édition de Miss Montbéliarde Haute-Loire, avec un public nombreux, des éleveurs motivés et des génisses de haute qualité.

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Juvamine du Gaec de l'Érosion au Monastier sur Gazeille remporte le grand chelem avec le Titre de Miss 2017, le challenge précocité et le prix de Meilleure mamelle.
Juvamine du Gaec de l'Érosion au Monastier sur Gazeille remporte le grand chelem avec le Titre de Miss 2017, le challenge précocité et le prix de Meilleure mamelle. - © HLP

Le Challenge Précocité à Juvamine, la Meilleure Mamelle à Juvamine, et le Sacre Miss Montbéliarde 2017 Juvamine… carton plein pour cette superbe génisse de 28 mois à peine, appartenant au Gaec de l’Érosion au Monastier/Gazeille. Juges, éleveurs et public, tous ont vu chez cette primipare des qualités indéniables. «Elle est parfaite, dira même l’un des juges. Elle présente des dimensions exemplaires. Du lait elle en fait et elle en fera…». Belle récompense pour Laurent Mirmand qui présentait cette génisses d’exception, que «beaucoup d’éleveurs aimeraient avoir dans leur troupeau» comme l’ont souligné à plusieurs reprises les animateurs de la présentation Cédric Castanet ou Patrice Boit.
Et pourtant la compétition était serrée. Dans toutes les sections (au nombre de 12) les génisses étaient de qualité pour le plus grand plaisir du public venu en grand nombre ce dimanche 26 mars à St Paulien. 84 éleveurs avaient fait le déplacement pour ce 20ème anniversaire de Miss Montbéliarde Haute-Loire et parmi eux 17 nouveaux qui n’avaient encore jamais participé. On notera aussi la jeunesse des éleveurs et leur inébranlable motivation, malgré le contexte plutôt difficile.
Dès le matin avec le défilé des jeunes meneurs, de «futurs» éleveurs de 10 à 15 ans, le tempo était donné. En musique, les génisses menées de main de maître, même si certaines étaient un peu récalcitrantes, par leurs jeunes maîtres ou maîtresses entraient en scène. Et c’est Appoline Garnier et Thibault Valla pour les 13-15 ans et Lilian Thomas pour les 10-12 ans qui terminaient premiers.

84 génisses dans 12 sections
L’après-midi, les 84 génisses (une dizaine d’inscrites n’ont pas fait le déplacement) entraient sur le ring section par section en commençant par les plus âgées (terme relatif puisque toutes avaient moins de 36 mois). Quelques tours du ring sous l’oeil attentif des 2 juges Nicolas Lonchamp et Fabien Carteron, et du public massé le long des barrières pour ne rien manquer du spectacle, et les 5 meilleures étaient désignées. Encore une parade avant d’établir le trio de tête de chaque section. Notons que tous les participants se sont vus offrir une plaque souvenir.
Une fois les 12 sections passées, un temps récréatif a cette année encore comblé le public. Place aux tous jeunes enfants (moins de 10 ans) pour défiler accompagnés d’une génisse de l’élevage parental. Et là, fiers et pimpants, garçons et filles, frères, soeurs, cousins, cousines, sont montés sur le podium pour échanger quelques mots avec l’animateur. Ce moment de pur bonheur pour la jeune génération, leurs parents comme pour le public contribue à la convivialité qui caractérise cette journée de fête de la Montbéliarde. Et qui dit fête dit danse… la dernière demoiselle à présenter sa petite génisse n’a pas hésité à faire quelques pas de danse sous les applaudissements du public…
Après cet intermède, le président Jean-Claude Rolly a réuni le conseil d’administration en place en 1998 au moment de la première Miss Montbéliarde (voir ci-contre).
Et puis retour au concours, avec le Challenge Précocité puis le Prix de la meilleure mamelle., tous deux remportés par «Juvamine». Et enfin, le grand moment est arrivé avec l’entrée sur le ring de 24 génisses les 2 premières de chaque section, pour élire la Miss 2017 et ses 4 dauphines. Le public est encore plus nombreux, les 24 éleveurs sont concentrés et fébriles, et les génisses se font encore admirer par les 2 juges, qui en écartent 9 pour la Finale.

Tout un spectacle
Et une dernière fois, ils font le show laissant monter le suspens, en désignant la 4ème dauphine Jupiter du Gaec du Pivert à St Pal en Chalencon, puis la 3ème Jirouette du Gaec des Lilas Blancs à St Martin de Fugères, la 2ème Infusion du Gaec Castanet de St Arcons de Barges, et la 1ère Jelly Ej du Gaec Élevage Jammes de Chaspuzac. Et enfin, les 2 juges se dirigent ensemble vers Juvamine pour la désigner Miss Montbéliarde 2017 ; son éleveur Laurent Mirmand saute de joie avant de monter sur le podium suivi de la famille. Belle consécration pour cet éleveur qui participait pour la 18ème fois à cette manifestation. «C’est une fierté pour moi» dira-t-il simplement.
À l’issue de la journée, les juges ont félicité les éleveurs pour la qualité de leurs animaux : «vous avez un grand mérite, et ce d’autant que le contexte agricole est difficile. Vous avez créé Miss Montbéliarde il y a 20 ans ; cette journée vous donne 100% raison. La Miss est ambassadrice d’un Comité, de la race, d’un département. L’an dernier votre Miss Istamoise est montée sur tous les podiums des concours auxquels elle a participé». Et d’ajouter : «vous avez une marque de fabrique, gardez-la». C’est aussi le message de Jean Garnier qui tient à ajouter “Haute-Loire“ après Miss Montbéliarde pour affirmer que l’idée «est à nous». Alain Vualia de l’OS insiste aussi sur le «formidable outil de promotion» que sont les Miss, un concours «ouvert à tous les éleveurs sans élitisme». Et Jean-Claude Rolly précise qu’à travers cet évènement «la Montbéliarde arrive à rassembler toutes les générations ; c’est ce que souhaite le CA».

Des génisses de très haute qualité

Si Juvamine, Miss Montbéliarde 2017, a volé la vedette à toutes ses concurrentes, il est important de souligner que ce dimanche à St Paulien, le niveau de la compétition était très élevé.
De l’avis de tous, public, actuels et anciens responsables de l’élevage, juges… tous sont unanimes, le niveau de l’élevage Montbéliard en Haute-Loire est de très haute qualité.
«Je suis très agréablement surpris par la qualité de l’ensemble des génisses présentées ce jour. Malgré cette année difficile, les éleveurs de Haute-Loire présentent des vaches en état, en forme, avec une qualité de mamelles indéniable… Seul bémol, des aplombs moyens» nous a confié Alain Vualia président de l’OS Montbéliard.
«En Haute-Loire on est capable d’élever des animaux de très haute qualité» renchérit Michel Chouvier en charge de l’élevage à la Chambre d’Agriculture. Quant à Laurent Duplomb, président de la Chambre d’Agriculture, il met en avant des élevages «à la pointe de la technique, de la génétique…». Avant chaque Titre, les juges ont souligné leur difficulté à départager les candidates tellement le niveau était élevé.
Et face à ce panel de génisses de très haute qualité, le président de Montbéliarde Haute-Loire, se réjouit : «on a encore un bel avenir devant nous».

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