La Haute-Loire Paysanne 26 février 2014 à 08h00 | Par Suzanne MARION

BIO - «Des idées sont encore à trouver pour développer la bio»

L’association Haute-Loire Biologique a tenu son assemblée générale mardi 25 février au Puy-en-Velay en présence d’une cinquantaine d’adhérents.

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Une cinquantaine d’adhérents de l’association Haute-Loire Biologique ont assisté aux travaux de l’AG.
Une cinquantaine d’adhérents de l’association Haute-Loire Biologique ont assisté aux travaux de l’AG. - © HLP
Au vu des nombreuses activites conduites en 2013 et du programme de 2014, l’Association Haute-Loire Biologique travaille sur tous les fronts. Mardi 24 fevrier dans les locaux de l’ISVT au Puy-en-Velay, une cinquantaine d’adherents ont participe a son assemblee generale sous la presidence de François Verot. D’entree le president donne le ton en insistant sur «le travail a faire» pour faire face aux nombreuses conversions a venir en lait, pour s’investir sur l’amelioration de la qualite de l’eau notamment sur les bassins versants du Haut Lignon et de la Borne, pour developper les cantines bio ou encore pour etre presents sur les marches de producteurs. Bref tout un panel d’activites avec en prime «des idees a trouver pour developper la bio» et pour en faire la promotion.

Encore beaucoup a faire
S’il reconnait que «la bio est maintenant bien lancee», François Verot precise qu’elle «en est a ses balbutiements» et qu’il y aura encore «beaucoup de recherche a faire». Reprenant toutes les activites mises en place ou suivies en 2013, l’animatrice Amelie Hericher a insiste sur un programme de formations sur des themes divers pour repondre aux demandes des adherents ; formations qui seront reconduites en 2014 sur d’autres sujets. Tour a tour plusieurs membres du conseil d’administration ont pris la parole pour presenter differents axes de travail de l’association. Ainsi, il a ete presente l’important dossier sur les cantines bio et plus largement la restauration collective. L’idee etant de faire entrer le bio dans ce type de restauration en ajoutant la notion du local. L’objectif du travail entrepris est aujourd’hui de «lever les freins» et de «creer une dynamique». En ce debut d’annee, l’association a organise une conference de presse sur une exploitation a Lantriac pour sensibiliser les elus locaux (en ces temps d’elections), a la problematique et les inviter a reflechir a l’idee de mettre le bio aux menus des cantines. Haute-Loire Biologique apporte egalement un accompagnement aux etablissements qui souhaitent adherer a cette idee. Par ailleurs en partenariat avec le Conseil General et le CPIE, l’association va travailler aupres de 3 colleges pilotes sur le departement sur les themes de la gestion des dechets, de la chasse au gaspillage et de l’introduction du bio et du local a la cantine.
Autre dossier en plein developpement, c’est la plateforme Auvergne Bio Distribution, creee en 2007 a Combronde (63) qui sert aujourd’hui 200 etablissements en Auvergne soit l’equivalent de 2 millions de repas par an, ce qui ne represente que 1 a 2 % des repas servis dans le cadre de la restauration collective. Sur cette ligne, les responsables soulignent l’implication de la Region qui aide les produits sous signe de qualite parmi lesquels le Bio doit tirer son epingle du jeu.


Des essais en Lentille et cereales

Sur un autre registre, cote producteur, Haute-Loire Biologique travaille aussi sur des essais en Lentilles avec l’ODG et la Chambre d’Agriculture, et en cereales avec Celnat et la Chambre. En Lentilles les essais portaient en 2013, ou porteront en 2014 et apres, sur les densites de semis, le desherbage mecanique, le semis direct ou encore les precedents culturaux. Pour les cereales un projet 2014 va concerner la culture de varietes de cereales anciennes.
Sur le plan national, la FNAB (Federation Nationale de l’Agriculture Biologique) a propose le «plan ambition bio 2017», dont 4 idees principales se degagent ; idees auxquelles adhere le president de Haute-Loire Biologique. Doubler les surfaces en bio, renforcer les filieres existantes, dynamiser la recherche et l’information et enfin parvenir au copilotage de la bio par les Chambres d’Agriculture et la FNAB sont les axes de travail de ce plan. Et a voir les activites de Haute-Loire Biologique, il semble que l’association marche dans le meme sens.

SUZANNE MARION

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