La Haute-Loire Paysanne 30 juillet 2020 à 10h00 | Par Véronique GRUBER

Belle récolte de fruits rouges en cours

à St Georges Lagricol, le Gaec aux Milles et une Saveurs est en pleine saison de production de petits fruits rouges. Une saison 2020 qui s’annonce plutôt bien selon Denis Chometon, l’associé en charge de l’atelier.

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Denis Chometon avec son fils dans les parcelles de groseilles en pleine production.
Denis Chometon avec son fils dans les parcelles de groseilles en pleine production. - © HLP

Alors que la récolte bat son plein, à St Georges Lagricol, Denis Chometon surveille de près la maturité de ses fraises, framboises, groseilles et myrtilles. Les saisonniers venus d’Espagne sont là ; ils sillonnent régulièrement les plants pour ramasser et mettre les fruits en baquettes.
Sur le Gaec aux Milles et Une Saveurs, l’atelier fruits rouges c’est une histoire de famille. «La production a débuté avant mon installation en 1998. Ce sont mes parents qui ont décidé de cultiver quelques fraises. à l’époque, ils n’avaient pas un gros quota laitier et ils voulaient diversifier et compléter leur revenu» explique Denis qui, par la suite, a développé cette production lors de son installation sur la ferme familiale.
«La demande en petits fruits était soutenue et nous disposions d’une retenue collinaire sur l’exploitation ; mon père l’avait installée pour la culture des pommes de terre» reprend-il. Tous les voyants étaient au vert pour agrandir l’atelier fruits rouges, sans compter l’attrait de Denis pour cette production.
Désormais, Denis est installé avec son cousin Mickaël Vray. Sur le Gaec chacun a en charge son propre atelier. Les vaches laitières pour Mickaël et les fruits rouges pour Denis.
Élargissement de la gamme de fruits rouges
Au fil du temps, Denis a agrandi ses surfaces en fruits rouges et a élargi sa gamme de fruits pour étaler la production sur l’ensemble de la saison. Le Gaec, qui adhère au GIE des Fruits rouges des Monts du Velay, cultive aujourd’hui 2 ha de fruits rouges des Monts du Velay, des fraises, des framboises, des groseilles et des myrtilles et la saison s’étale de fin mai jusqu’aux premières gelées (fin septembre-début octobre). «Chaque année, la saison démarre un peu plus tôt» constate Denis Chometon. Certainement une conséquence du changement climatique...
La totalité des surfaces pousse sous abri froid, ce qui apporte une protection contre la grêle, les gelées et ce qui permet de récolter lorsqu’il pleut.
Sur le Gaec, la proportion de fruits rouges cultivés en jardins suspendus ou en pot est en croissance. À l’avenir, Denis entend produire davantage de fraises en jardins suspendus et souhaite démarrer la culture de framboises en pots.
Pour le producteur, ce système de culture  présente de nombreux avantages : «Cela permet de répondre à la demande ; c’est notamment le cas de la fraise Cijosée, une variété remontante très appréciée des consommateurs ou des framboises Tulameen. C’est aussi plus technique et intéressant, car il faut régulièrement contrôler un certain nombre de paramètres (conductivité, drainage...) en vue d’équilibrer au mieux les apports et les sorties.
C’est aussi un bon moyen de régler les problèmes liés aux rats taupiers très présents ici. Ces derniers consomment les racines des plants qui se mettent à dessécher».
Comme d’autres producteurs de la zone, Denis doit chaque année composer avec un insecte redouté au moment de la récolte: Drosophila Suzukii. «Ce ravageur, qui s’attaque à tous les fruits et dans une moindre mesure aux groseilles, revient chaque année à cette période depuis environ 5 ans. Il occasionne des pertes de récolte et nous oblige à ramasser tous les fruits surmaturés et à les éliminer».
Sur le Gaec aux Mille et une Saveurs, l’atelier fruits rouges est une production à part entière qui apporte un bon tiers du revenu de l’exploitation.
Le GIE : un sacré atout
Denis Chometon travaille main dans la main avec le GIE des fruits rouges, une structure dont il ne pourrait pas se passer. «C’est un sacré atout de pouvoir compter sur l’équipe du GIE. Grâce à elle, on n’a pas le souci de la commercialisation et on se concentre sur la technique. Le GIE nous fournit un appui technique et nous propose de suivre des formations qui nous permettent de nous perfectionner».
Si la saison 2020 a démarré dans la difficulté, avec la crise sanitaire liée au Covid-19, induisant quelques complications pour la venue de ses saisonniers, elle se poursuit sous de bons auspices pour le Gaec grâce à une météo correcte, sans gel important au printemps et sans gros coups de chaleur. «En plus, le marché des fruits rouges est porteur cette année, ce qui a un impact positif sur les prix payés aux producteurs» souligne Denis Chometon.

Le Gaec en chiffres

2 associés
SAU : 87 ha dont une soixantaine d’ha d’herbe, 4 ha de maïs, 12 ha de céréales, 3 ha de pommes de terre de sélection et 2 ha de fruits rouges des Monts du Velay.
Fruits rouges :
- Fraises : 4 500 m2 en jardin suspendue (variété Cijosée) et 7 000 m2 au sol (variété Sensation)
- Framboises : 5 000 m2 au sol (variété Meeker)
- Groseilles : 3 500 m2 au sol (variété Rovada)
- Myrtilles : 2 000 m2 au sol variété Darow
Production moyenne : 25-30T de fraises ; 7T de groseilles ; 3T de framboises ; 
Cheptel laitier : une soixantaine de vaches laitières. 400 000 L de lait livrés à Sodiaal.

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