La Haute-Loire Paysanne 18 mars 2020 à 11h00 | Par Suzanne MARION

Agent de remplacement par passion

Christophe Viannès est agent de remplacement sur le secteur de Cayres depuis 3 ans ; il aime son métier pour sa diversité, ses échanges et par passion pour l’agriculture.

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Christophe Viannès, un agent de remplacement qui aime son métier.
Christophe Viannès, un agent de remplacement qui aime son métier. - © HLP

Adhérent au Service de Remplacement, agriculteur ou agricultrice sur le secteur de Cayres, vous avez peut-être confié votre exploitation à Christophe Viannès, agent de remplacement depuis maintenant trois ans au SR43. Sans tenir des comptes précis, le jeune homme de 27 ans estime, en effet, avoir posé ses bottes sur une quarantaine d’exploitations dans ce secteur en 3 ans, au fil des missions qui lui ont été confiées pour suppléer les exploitants absents pour maladie, accident ou partis en congés.
Il est arrivé au Service en août 2017 après une expérience de salarié  dans une exploitation. Bien que n’étant pas du milieu agricole, Christophe s’est découvert très jeune une passion pour ce métier qu’il découvrait chez des voisins. C’est pourquoi, il s’est dirigé sur un CAP Métiers de l’agriculture option élevage puis un BPREA.
Quand il a quitté son premier emploi, il a hésité à intégrer le SR. «Au début, je disais non. Je n’avais pas de bons échos ; l’image du métier d’agent était plutôt négative». Puis il s’est lancé et il a commencé fort face à une importante demande pour les congés notamment en août période très chargée.


«À nous de nous adapter»
«Au début, c’était beaucoup de stress pour moi. Heureusement, mon référent Pascal Blanc m’a accompagné pour voir le boulot et m’a expliqué le fonctionnement du service… J’ai pris des notes puis j’ai fait mon travail comme on me l’avait demandé. Ça s’est très bien passé et l’agriculteur était content» explique Christophe pour qui le premier pas était fait.
Mais dans ce travail, chaque fois que l’agent se rend sur une nouvelle exploitation, il faut qu’il prenne ses marques, qu’il s’adapte aux bâtiments, aux installations, aux animaux, et aux méthodes de travail du ou des exploitants. «C’est à nous de nous adapter ; il ne faut pas en faire qu’à sa tête» témoigne le jeune, qui s’impose quelques principes de base pour aborder son travail avec sérénité.
Il insiste ainsi sur le premier contact.
La veille du remplacement, Christophe Viannès note avec précision toutes les informations qui lui seront nécessaires. Avec l’expérience maintenant, il fait particulièrement attention à quelques éléments clés en terme d’organisation et de points névralgiques : «l’emplacement des compteurs électriques, le fonctionnement du matériel et notamment de la machine à traire, l’armoire à pharmacie, les recom- mandations pour l’alimentation, l’état des lieux du troupeau (problématiques du moment et identification des bêtes à surveiller…), numé- ros d’urgence…».


Bien transmettre les consignes
Cette phase préparatoire est très importante pour l’agent mais aussi pour l’agriculteur. Christophe témoigne : «un bon remplacement passe par une bonne transmission des consignes». Il apprécie les fiches explicatives placardées à la laiterie, l’identification claire des animaux à “problème“… «Des explications claires sur le travail à faire, une exploitation rangée, des consignes précises… sont gage d’un service satisfaisant pour l’exploitant et d’un remplacement facilité pour l’agent» souligne-t-il. C’est gagnant-gagnant.
Son métier, Christophe Viannès l’a dans la peau. Même s’il garde dans un coin de la tête l’idée de peut-être s’installer un jour, il aime ce qu’il fait. Pour lui, «passer de ferme en ferme, évite de se lasser du travail. C’est aussi une occasion d’apprendre tous les jours, de voir différentes façon de travailler, d’échanger sur la profession et sur les techniques, de connaître diverses production…». Et quand on lui demande qu’est-ce qui fait un bon agent de remplacement au SR, il répond d’entrée qu’il faut avoir des connaissances sur le métier même si on apprend aussi sur le tas, qu’il faut être polyvalent et savoir s’adapter à chaque situation. Mais pour lui, le Service de Remplacement est «une très bonne école. Je recommande aux jeunes de venir au Service, surtout ceux qui veulent s’installer en agriculture. Avant une installation, c’est le top !».   

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