La Haute-Loire Paysanne 29 mai 2019 à 11h00 | Par Véronique GRUBER

3 classes de maternelle découvrent les classiques de la ferme à Siaugues Ste Marie

Dans le cadre des rencontres Made In Viande organisées dans toute la France du 22 au 29 mai, Philippe Delair a ouvert sa ferme à la visite le 24 mai à Siaugues. 3 classes de maternelle ont découvert la vie à la ferme.

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Les enfants observent les charolaises en train de pâturer.
Les enfants observent les charolaises en train de pâturer. - © HLP

■Du 22 au 29 mai, la filière Élevage et Viande, réunie au sein d’Interbev,  organisait la cinquième édition des Rencontres Made In Viande dans toute la France. Cet événement s’est décliné en Haute-Loire avec la visite de l’exploitation de Philippe Delair organisée par la section bovine de la FDSEA de Haute-Loire le 24 mai dernier à Siaugues-Ste-Marie.
Ce vendredi-là, il recevait la visite de 3 classes de maternelle de l’école primaire de cette même commune.


Une première fois
C’était la première fois que cet éleveur recevait du public sur son exploitation et qu’il prenait part à Made In Viande.
Très à l’aise, calme et à l’écoute des enfants, Philippe Delair a ouvert les portes de sa stabulation en vue de montrer les animaux qu’il élève, ses vaches charolaises, les petits veaux sous la mère, les taureaux...
Il a parlé de l’alimentation hivernale de ses vaches à base de céréales, de foin et d’enrubannage... Les enfants ont pu plonger les mains dans les seaux d’aliments et donner eux-mêmes aux veaux «une mission qu’ils ont beaucoup appréciée» précise Philippe Delair.


Face aux charolaises
Le groupe a ensuite rendu visite à ses charolaises au pré, l’occasion pour l’éleveur de lancer un petit défi aux enfants en comptant les vaches. Philippe Delair a  expliqué l’utilité de la tonne à eau et pour capter leur attention, il a expliqué qu’une vache pouvait boire jusqu’à 50 litres d’eau par jour, soit l’équivalent de 50 bouteilles.
Malgré leur très jeune âge, les enfants ont posé quelques questions : «quel âge ont les veaux ?». Vu leur taille, les enfants avancent au moins 4 ans et n’auraient jamais pensé qu’ils avaient seulement 8 mois ! L’observation des vaches dans le pré, a éveillé la curiosité de l’un des enfants :  «Et le saucisson, on le fait avec quoi ?» Une occasion de plus pour Philippe de mettre les choses au clair.


Dans le champ de lentilles
En face du pré où pâturent les charolaises, des plants de Lentilles Vertes du Puy semées 3 semaines plus tôt sont d’ores et déjà visibles ; une belle occasion pour Philippe Delair d’observer de près les plants et d’expliquer comment ils poussent...
“Il fait quelle taille ce champ ?” l’interroge l’un des enfants. «3ha» répond Philippe qui, voyant qu’il n’était pas bien compris, a tout de suite eu le réflexe de comparer son champ à 3 terrains de football.
Les enfants ont quitté le champ en prenant soin de remettre en terre les plants de lentille qu’ils avaient arrachés.
«Mais combien avez-vous mis de lentilles dans ce champ ?» demande une petite fille. «Il faut en mettre 100 kg à l’hectare» explique Philippe et «au total il a fallu semer 300 kg de lentilles pour ce champ» complète l’enseignante. L’agriculteur leur a expliqué qu’il pouvait eux aussi s’essayer à planter des lentilles en terre chez eux !
Après cette visite, les enfants ont pu déguster de la viande locale cuite à la plancha et du fromage de pays. Un régal pour eux !


«Recevoir du public sur sa ferme, c’est très valorisant»
«C’est important pour moi de montrer d’où viennent les animaux, de montrer qu’ils pâturent dans les prés. Recevoir du public sur sa ferme, c’est très valorisant et agréable» a indiqué Philippe Delair.
Du côté des enseignants de l’école de Siaugues Ste Marie, la satisfaction était la même. «Ce genre de visite est intéressante car cela permet aux enfants de découvrir le milieu rural et agricole, les pratiques d’élevage et les classiques de la ferme (foin, paille, le taureau, la vache...). La dégustation finale prévue dans le cadre de ces opérations Made In Viande permet aussi la découverte de saveurs et de produits fabriqués localement ; cela fait également partie de l’éducation à la santé !» a indiqué Stéphane Dellorenzi, directeur de l’école de Siaugues.

Philippe Delair a su se mettre à la portée de ces jeunes enfants.
Philippe Delair a su se mettre à la portée de ces jeunes enfants. - © HLP

En chiffres
Philippe Delair est installé en individuel sur 90 ha de SAU (dont 56 ha d’herbe, le reste étant cultivé en blé, orge, seigle, petit épautre, Lentilles Vertes du Puy), 
Il élève 40 vaches allaitantes charolaises. Vente de génisses à la CEBM. Elevage adhérent à la démarche Boeuf de Haute-Loire.

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